Aujourd’hui, nous avons rencontré Camille Ratto, ou C.R.A. de son nom de scène, jeune sudiste monté à Paris, passionné de musique, qui a fait ses débuts avec quelques compositions. Alors, pas de pastis, pas de cigales, mais du soleil en musique, des sons à tendance house/funk avec une émincée de rap, une recette qui marche plutôt bien au contact de nos doux tympans.

Lisez plutôt !

Culture Creators : C.R.A ? Qu’est-ce que ça veux dire ?

C.R.A. : Camille Ratto, mon prénom, et mon nom. Simple. (rires)

Culture Creators : Du coup parles moi un peu de toi et comment t’es venu à la musique ?

C.R.A. : Venant d’une famille passionnée de musique (dont mes frères), à 10-11 ans l’époque où la M.A.O. n’étais pas à son apogée, surtout en France je commence à m’y mettre. Par la suite j’ai touché à FL studio, les premiers sons étaient un enfer, pas de structure, je me suis donc mis à la guitare puis la basse et enfin le piano pour la musicalité et apprendre un peu les bases du solfège en autodidacte. Au fil du temps je me suis acheté les différents outils pour faire de la M.A.O (guitare, synthé, un APC 40…). Mes potes, ont eux aussi toujours fais des tracks avec moi, un d’entre eux en contact avec Boris Brejcha, qui s’appelle Niax.

Culture Creators : En tant que musicien, quelles sont tes influences ?

C.R.A. : J’ai toujours aimé le French touch, comme beaucoup de gens j’ai commencé par les Daft Punk, Gesaffelstein, Boys Noize, Vitalic et j’y reviens encore parce qu’ils représentent mon fil directeur. Après, je suis capable de faire d’autres types de sons (rap, funk, tech/house), mais je pense que quand tu fais de la musique et que tu t’amuses il faut éviter de copier, reproduire nos influences. L’idée est d’enchainer pleins de sons et de prendre une musicalité de chacune de nos écoutes pour créer sa propre formule. C’est pour ça que mes bases sont et resterons le rap, l’électro/house. Mais disons que je trouve mon inspiration de manière particulièrement atypique, sous ma douche. Ouais je sais. C’est cliché.

Culture Creators : J’ai vu que tu faisais des collaborations sur la toile, comment les trouves-tu ?

C.R.A. : Par exemple, RS je l’ai rencontré à Dublin, il faisait un temps de merde comme d’habitude, et RS qui était avec moi, lui, faisait du rap. Lorsque nous sommes rentrés en métropole, on s’est appelé et on a fais ce son. L’instru aurai pu être calée avec du rap, oui, mais aussi une voix douce, plus mélancolique donc j’ai construit un autre projet avec la même instru pour l’exploiter au maximum.

Culture Creators : Quel est ton style de prédilection ?

C.R.A. : Plus électro à tendance funk. L’année dernière, vu que j’ai découvert le live, avec les Narcotik mon association d’art (Bureau des Arts), j’ai mixé mes propres sons, devant environ 500 personnes les gens qui dansent et des bons retours, donc c’était vraiment une super expérience.

« Je trouve mon inspiration sous la douche. Ouais, je sais. C’est cliché… »

Culture Creators : Les graphismes de tes covers c’est toi qui les fais ?

C.R.A. : Ouais, je les fais moi-même. Maintenant mon prochain projet, lui se destine plus à faire un ensemble plus cohérent. J’ai donc fais appel à une dessinatrice, pour être un peu dans l’esprit de la cover de de la soul. Le dernier album sortis en 2016. Afin de créer un réel univers à ma musique électro tout en m’inspirant de mes références rap et faire un parallèle entre mes deux sources d’inspiration. Chacun à son style, mais en France, la scène électro est très chargée. L’idée est donc de faire un univers autours du nom, de la musique et des graphismes, afin de se démarquer, de créer une démarcation.

Culture Creators : Tu te vois où dans un futur proche ?

C.R.A. : Je suis 6 mois à Paris, du coup, l’idée est de continuer l’électro de mon côté et de développer un groupe de musique (dans l’esprit de just jack) avec des potes musiciens.

Culture Creators : T’as fait des rencontres sur des tremplins ?

C.R.A. : Ouais, lors d’un tremplin à Aix, j’étais en phase final du tremplin. J’ai malheureusement pas été pris mais mon concurrent qui est maintenant une bonne connaissance l’a été. Il s’appelle Pakem (240 000 écoute sur Spotify) des sons plus chill mais bien construis et on avait mixé ensemble à une soirée. Pakem, d’ailleurs tu me dois toujours un câble !

Culture Creators : Tu recherches un label ?

C.R.A. : Oui j’aimerai bien, il faut que je me bouge, pour l’instant la musique est en parallèle de mes études.

Culture Creators : Tu vis où là ?

C.R.A. :  A l’heure actuelle je suis à Pigalle, chez mon frère, beau quartier (rires).

Culture Creators : T’as essayé les spécialités ?

C.R.A. :  Non, à ce qui paraît le baptême c’est le Moulin Rouge, donc on va commencer par là.

Culture Creators : T’as d’autres projets ?

C.R.A. : Ouais, à l’heure actuelle, je suis en partenariat avec une association de court-métrage (ACFA Multimédia), le but de ma collaboration avec eux c’est que je compose sur des vidéos. Ça va être intéressant en terme de technique et d’inspiration, c’est pour ça que je vais essayer de me diversifier et rajouter une corde à mon arc.

Culture Creators  : Tu penses quoi de la scène électro actuelle ?

C.R.A. : Je pense qu’elle est très diversifiée, il y a énormément de styles et avec le développement du streaming et de la MAO, le genre est en constante évolution. Au niveau local ça se bouge aussi pas mal et c’est de plus en plus facile de trouver des soirées avec du bon son et de savoir ce qu’il se fait comme musique à coté de chez toi.

Au niveau de la scène électro, en général, j’attend avec impatience l’album de Justice et une tournée des Daft punk forcément. Je pense qu’après avoir pris un tournant un peu plus house/funk ces dernières années, on ne va pas tarder à retourner vers de l’électro un peu plus badass comme on faisait avant.

Merci C.R.A., on vous laisse avec une petite preview du prochain morceau :

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A la prochaine !