Bienvenue dans un nouveau format d’article nommé : C’est Quoi  [Place un mot de ton choix] ? L’objectif est de vous présenter un phénomène, un concept, une niche en rapport avec le Web ou les jeux-vidéo. Pour ce premier épisode nous allons vous parler de l’esport en 3 parties car oui, il y a quand même beaucoup à dire !

Dans cette première partie, nous allons parler de l’esport au sens large du terme, en cadrant le sujet un maximum. Ne vous inquiétez pas, ça va aller tout seul !

Scènes

Par le mot scènes, nous entendons le support pour le jeu vidéo esportif. Comme vous pouvez vous en douter, il n’y a pas trente-six possibilités de supports. C’est pour ça qu’il existe deux grandes scènes esportives aujourd’hui :

  • Les consoles de salon : XBOX One & PS4

La scène console est, en France, plus médiatisée que celle de l’ordinateur. En effet les Français sont historiquement bons sur les jeux esportifs basés sur consoles. Nous pouvons citer Gotaga sur Call Of Duty, actuellement considéré comme l’un des meilleurs joueurs au monde qui rayonne aussi de par la maîtrise de sa communication, ou encore Bruce Grannec, triple champion du monde FIFA et présentateur sur la chaîne TV L’Equipe 21 !

  • Ordinateur

C’est pourtant sur ce segment que se passe 80% de l’esport français. Vous, ou quelqu’un de votre entourage, joue à des jeux dit esportifs. Si je vous dit : Counter-Strike, League of Legends, Hearthstone, Starcraft, Dota2 ? Il y a de fortes chances que vous en ayez déjà entendu parler. Sachez que ces jeux sont les bases de l’esport en 2016.

En France, l’esport a vraiment commencé sa démocratisation en 2016, ou du moins il a fait tourner de nombreuses têtes. Nous reviendrons dans une autre partie sur la médiatisation de l’esport. Soyez patients !

esport

Le jeu

Un jeu esportif doit avoir certaines caractéristiques :

  • il se joue seul ou en équipe
  • il comprend un système de classement
  • des compétitions peuvent être organisées par l’éditeur
  • des modes de parties rapides sont intégrés pour favoriser la compétition

Avec ces bases, vous obtenez un jeu esportif qui peut marcher sur le très long terme en faisant quelques mises à jour ou refontes de temps à autre. C’est notamment le cas de Counter-Strike qui est un jeu esportif depuis maintenant plus de 15 ans, sur les différentes versions qu’il a connu : Condition 0, 1.6, Source, Global Offensive …

Les jeux esportifs sont différents et ont chacun leur univers: football, guerre, fantasy, jeu de carte, espace etc…

 

Éditeur

Il est très rare de voir un jeu esport émerger par la seule volonté des joueurs : il faut qu’il ait le soutien de l’éditeur.

Auparavant les éditeurs étaient réticents à l’organisation et au financement de compétitions car l’esport n’était pas encore développé et le retour sur investissement n’était pas immédiat. Désormais c’est l’inverse. Les éditeurs lâchent des millions dans l’organisation de compétitions pour attirer encore plus de joueurs.

Prenons par exemple Valve, éditeur de Counter-Strike et Dota 2. Grâce à un modèle unique en son genre, ils ont réussi le pari de doter des compétitions à hauteur 20 millions de dollars. Pour comparaison le vainqueur du Tour de France gagne 500 000 euros et le vainqueur de Wimbledon 2,58 millions.

Pour financer ce prizepool, Valve fait appel à la communauté. Les joueurs ont la possibilité d’acheter des objets qu’ils peuvent utiliser dans le jeu. Une partie de l’argent investi par les joueurs va directement dans le prizepool. Autre point fort, la transparence. Tous les chiffres sont disponibles : le nombre de ventes par jour, le montant du prizepool et les lots que la communauté peut gagner si le prizepool augmente. Cette transparence permet à la communauté d’investir encore plus avec un objectif tout simple : battre le prizepool de l’année précédente et avoir une compétition qui sera encore plus attendue donc encore plus regardée. Un véritable cercle vertueux.

esportA suivre…