Le film court d’aujourd’hui est une leçon de dédramatisation. Comment prendre un sujet très grave et le retourner en une petite histoire rigolote, réalisée à la Wes Anderson. Je suis un vieux refrain, c’est l’histoire d’un petit vieux qui prend un café, seul. Soudain, au moment de payer l’addition, il voit à quelques mètres de lui, une femme. Il ne la connait pas, ne voit pas son regard mais sent quelque chose. Comme une impression de déjà vu. Intrigué, il décide donc de la suivre jusqu’à son appartement, pour découvrir un drôle de secret… Présenté à la 7e édition du Nikkon Film Festival, le court est disponible ici. capture-decran-2016-11-20-a-16-49-50

Débutant avec légèreté, ce petit film d’un peu plus de deux minutes se termine sur une note plus grave. En effet, on parle bien, ici, de la maladie d’Alzheimer. Un récital sur la mémoire, donc, réalisée par Houdia Ponty, jeune talent touche-à-tout de seulement 24 ans. Un court profondément humain qui remet la question des rapports humains au coeur de la définition de cette maladie. Qui est le plus peiné par la perte de mémoire de l’autre ? Comment réagir lorsqu’un de nos proches est touché ? Autant de questions balayées par le film qui affirme que, faute de remède, à l’heure actuelle, Alzheimer ne peut être vaincu que par le jeu et la patience de l’entourage du malade.