Cher Mel,

Pour moi, tu es un véritable paradoxe, à la fois fou et brillant. Probablement fou dans la vie réelle et immensément brillant à l’écran. J’admire ton travail d’acteur bien sûr, étant un inconditionnel fan de Mad Max et de L’Arme Fatale. Néanmoins, c’est ta facette de réalisateur, un peu moins connue, qui m’interresse le plus. Car tu sais comment faire des bons films. J’espère donc que le prochain, Tu ne tueras point sera excellent.

Le titre est extrait, bien sûr, des Dix Commandements, donnant directement une dimension religieuse à ton film. Dimension qui te tiens, on le sait, vraiment à cœur. Braveheart était, déjà, une représentation de la figure du martyr. Apocalypto critiquait beaucoup les sociétés païennes, trop violentes. Quant à la Passion du Christ… hé bien tout est dans le titre.

Aussi, je ne te demande pas d’abandonner cette thématique. Bien au contraire, elle peut être porteuse de valeurs justes et tout à fait honorables. Néanmoins, fais très attention. Ne te noie pas dans le bénitier, car la religion ne doit pas occulter le talent certain que tu as développé en matière de réalisation.

Plusieurs facteur m’attirent vers ton nouveau film, mis à pars ton statut de figure emblématique du grand écran. D’abord un traitement original de la Deuxième Guerre Mondiale, avec un film qui ne fait pas que parler du héros qui répond à la force par la force. Ensuite, un casting jeune et relativement peu connu lorsqu’on a mis de côté Sam Worthington. Serait-ce une sorte de passage de relais ? Enfin, une direction artistique qui semble juste dingue lorsqu’on visionne la bande-annonce. A confirmer, bien sûr en allant voir le film dans sa salle de ciné préférée.

Pour résumer, ton public met beaucoup d’espoir en ce film. Il espère retrouver le Mel Gibson des grandes années. Je fais partie de ce public et je suis sûr que tu ne nous décevra pas.