Réalisé par David Sandberg
Avec David Sandberg, Joanna Häggblom et Leopold Nilsson

Cette semaine, dans Un jour, un court, on prend notre Delorean full option pour remonter le temps jusqu’aux années 80. Walkmans, bornes d’arcade, coupes mulet, poudre qui parle fort, ninjas nazis et kung-fu, bienvenue dans le monde extraordinaire de Kung Fury !

Hé oui ! Aujourd’hui on s’attaque à un des piliers du format, cinq fois nommé au Festival de Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs en 2015. Le film est réalisé par David Sandberg réalisateur de nombreuses publicités et clips vidéo jusqu’en 2012, date à laquelle il décide de tout plaquer pour se consacrer à l’écriture d’un scénario mêlant action et comédie, inspiré par les films d’action des années 80. Kung Fury était né.

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Le pitch ? Très simple comme toujours : détective à la police de Miami et grand maître de kung-fu, Kung Fury entreprend un voyage dans le temps depuis les années 80 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Il n’a qu’un objectif : tuer Adolf Hitler, alias « Kung Führer »et ainsi sauver le monde. Néanmoins un petit pépin technique va le projeter un peu trop loin dans le temps, à l’époque viking (où vivent les « laser raptors »). Non vous ne rêvez pas, c’est bien le pitch du film.

Mais sérieux… on s’en fout. Ce que David Sandberg nous dépeint dans ce court métrage ne repose pas sur son l’histoire mais bien sur son ambiance et sur toute la mythologie qui gravite autour des années 80 et de leurs films en VHS (d’ailleurs si vous kiffez cette période bénie du cinéma, on a une chronique pour vous). Une ambiance extrêmement travaillée par la direction artistique donc, pour faire « comme dans l’temps » : un grain d’image très particulier, une gestion de la lumière qui joue sur l’utilisation de néons et des zones d’ombre, une bande son grandiose avec… David Hasselhoff (là non plus vous rêvez pas). Tout y est. Et on salue d’autant plus l’exploit qu’il s’agit d’un film indépendant, entièrement réalisé grâce à une campagne de financement participatif.

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On mentionnera également des scènes d’action complètement barrées et extrêmement bien chorégraphiées, des images de synthèse très correctes pour de l’indé (encore une fois) et des acteurs très bons qui rendent hommage à la perfection aux héros des 80’s par leur jeu faussement exagéré, balançant punchline après punchline. Egalement une petite phase d’animation plus que bien foutue et réalisée par une boîte française (cocorico) !

Bref je ne vous en dit pas plus et je vous conseille mille fois de le checker dans la minute ! Ah oui, je vous laisse avec la BO du film, tellement mythique qu’on est sûr que vous l’écouterez en boucle.